Prix Elle : les résultats...

And the winner is...

Dans la catégorie Roman : Claudie Gallay pour Les Déferlantes


Dans la catégorie Polar : Caryl Ferey pour Zulu

Dans la catégorie Récit : Jean-Paul Mari pour Sans Blessures Apparentes


Deux de mes préférés ont donc été primés (Les Déferlantes et Zulu). Je suis un peu plus dubitative sur Sans Blessures Apparentes sur lequel je n'avais pas accroché.
La page Elle se tourne définitivement. A regret...


Quatrième de couverture : Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu'elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l'occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...

Comment oser écrire ce qu'il va suivre sachant le succès que remporte ce livre sur la toile? Comment expliquer que seul le titre du livre finalement m'a plu? Comment dire que je n'ai pas du tout accroché à cette histoire épistolaire? Comment expliquer que les personnages m'ont semblé très caricaturés et qu'ils ne m'ont pas attendrie sans passer pour une insensible ou pire être incomprise par l'ensemble des bloggeurs? J'ai trouvé l'histoire sans surprise, plutôt transparente et insipide. Par contre, les passages sur la guerre étaient instructifs, je le reconnais. Mais sinon, rien de très profond. Peut-être que j'en attendais trop vu l'engouement qui entoure ce titre...
En littérature, l'unanimité n'existe pas. La preuve en est.
Maintenant cela me ferait plaisir de trouver des personnes qui sont du même avis que moi histoire de me sentir moins seule !!!

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates aux Éditions du Nil, 390 pages, 19€

Millenium, le film


Je n'ai pas vraiment l'habitude de parler des films que je vois au cinéma. Je me devais de parler de celui-ci non pas parce qu'il est très bien mais parce qu'il est adapté d'une trilogie que j'avais vraiment beaucoup aimé. Mon billet est ici.
Ce n'est pas le film du siècle mais, quand même, l'ambiance du livre est parfaitement reproduite à l'écran (chose pas toujours évidente après un tel succès de librairie). Les personnages dégagent la même puissance que dans le livre. L'ambiance y est aussi glaciale et le suspens autant prenant. Une belle réussite d'adaptation. Donc il faut y aller...

A genoux, Michael Connelly


Quatrième de couverture : Deux balles dans la nuque : le Dr Stanley Kent a été exécuté. Sur les lieux du crime, Harry Bosch fait face aux fédéraux. Kent transportait du césium, une matière radioactive, et le FBI défend obstinément le thèse du complot terroriste. Dans le Los Angeles paranoïaque de l'après-11 septembre, Harry ne dispose que de quelques heures pour confondre les vrais coupables.

J'avais un excellent souvenir de certains titres de Connelly comme notamment "Créance de sang" ou "Le poète" (je les conseille vivement au passage). C'était du bon polar. Donc tout naturellement, j'ai voulu lire le dernier sorti de l'auteur en poche. Je suis plutôt très déçue. L'intrigue est presque banale, le coup de théâtre à la fin, attendu. Même si le rythme est très soutenu, cette dernière enquête de Bosch manque de croustillant. Un grand dommage pour moi.

L'avis de Keisha plus enjouée que moi.

A genoux aux Éditions Point Policier P2157, 280 pages, 7.20€

Mangez-le si vous voulez, Jean Teulé

"Nul n'est à l'abri de l'abominable".

Août 1870, à Hautefaye, petit village du Périgord. Alain de Monéys se rend à la foire locale pour régler quelques affaires courantes. Deux heures après son arrivée, il sera mort brulé vif sur un bucher après avoir été torturé et lynché par une foule devenue animale et sauvage. Fait d'autant plus tragique qu'il est véritable...
Jean Teulé retrace ces heures de frénésie barbare dans "Mangez-le si vous voulez". Toujours avec le même talent, il travaille chaque détail, chaque geste ou parole pour tenter de comprendre ce qui pousse des citoyens ordinaires à devenir des tueurs sauvages.
Une lecture intéressante mais aussi horrifiante qui questionne à juste titre sur la nature humaine.
Voici une vidéo où Jean Teulé présente son livre avec quelques extraits du livre.



Mangez-le si vous voulez aux Editions Julliard, 130 pages, 17€

La vie devant soi, Romain gary


Signé Ajar, ce livre reçut le prix Goncourt en 1975. C'est l'histoire de Momo, un "fils de pute" de Belleville, arabe et musulman, recueilli par Madame Rosa, une ancienne prostituée juive qui vieillit et ne peut plus monter les six étages de son appartement. Malade, elle ne veut pas mourir à l'hôpital. Momo, quatorze ans, l'accompagne jusqu'à la fin, dans son "trou juif" pour y mourir dignement, maquillée et bien habillée.

« Elle ne voulait pas entendre parler de l’hôpital où ils vous font mourir jusqu’au bout au lieu de vous faire une piqûre. Elle disait qu’en France on était contre la mort douce et qu’on vous forçait à vivre tant que vous étiez encore capable d’en baver »

Écrit dans un langage enfantin, "La vie devant soit" est le témoignage romanesque troublant et saisissant de la fin de vie et de l'amour fraternel entre une femme et un enfant au-delà de la religion et de la guerre. C'est touchant, bouleversant, souvent comique. Enfant plongé dans le monde des adultes, Momo traverse les épreuves de la vie la tête haute. C'est fort. C'est merveilleusement bien écrit. Indispensable...

L'amour est à la lettre A, Paola Calvetti



Quatrième de couverture : Milanaise romantique, Emma décide de changer radicalement de vie en ouvrant une librairie de quartier baptisée Rêves&Sortilèges.
Le charme et l'originalité de sa boutique résident dans sa spécialité : les livres consacrés à l'amour. Emma, qui semble résignée au célibat depuis son divorce, n'a pas son pareil pour dénicher l'ouvrage qui aidera un client perdu sur la carte du Tendre.
C'est évidemment par l'intermédiaire d'un livre qu'Emma retrouvera Federico, son grand amour de jeunesse. Alors qu'ils ne se sont pas vus depuis trente ans, tout se passe comme s'ils ne s'étaient jamais quittés.
Si ce n'est que Federico vit à présent à New York, où il est architecte, marié et père d'une adolescente. Malgré tout, Federico et Emma entament une relation épistolaire, après avoir ouvert chacun une boîte postale dont ils sont les seuls à connaître l'existence.

Je suis un peu partagée sur ce livre. D'un coté je l'ai trouvé très mièvre, trop "rose" pour arriver à m'accrocher. Ça transpire de bons sentiments, d'amour et d'eau fraiche.
Et d'un autre côté, j'ai bien aimé la vie de cette libraire. Son amour des livres est touchant. Elle donne autant envie à ses clients qu'au lecteur de se plonger dans les livres. Cette librairie semble être un véritable havre de paix où on aurait très envie d'aller passer quelques heures. Pour les plus curieux, allez faire un tour sur le site de cette bibliothèque Rêves&Sortilèges, crée à l'occasion de la sortie du livre. Il est très bien fait.

Donc, pour résumer : une lecture plutôt décevante mais pas complètement désagréable.

L'avis de Cryssilda, aussi peu enjouée que moi. Virginie et Rory ont adoré.

Merci à Chez les filles et aux Presses de la cité pour le livre. Je suis désolée de ne pouvoir en dire plus de bien...

L'amour est à la lettre A aux Editions Presses de la cité, 380 pages, 20€

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