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Bloggeuses et bloggeurs,


Parce que je pars bientôt pour quelques semaines au Népal, je dois prévoir bien évidemment quelques livres. Je n'arrive pas à me décider sur tel ou tel titre... Alors j'implore votre aide : quels sont vos gros coups de coeur roman, policier ou récit ? Quel est LE livre que vous conseilleriez pour des vacances? Merciiiiiii

Meurtres en bleu marine, Sélection Grand Prix Elle 2009


Quatrième de couverture : S’ils n’étaient pas allés à la pêche en ce début de printemps, Annie Taylor, douze ans, et son frère cadet, William, n’auraient pas dû fuir à toutes jambes après avoir vu trois hommes en exécuter un quatrième. Et leur mère, Monica, ne mourrait pas d’inquiétude en ne les voyant pas revenir. Plus grave encore, les assassins, d’anciens flics de Los Angeles à la retraite, ne pourraient pas persuader le shérif de ce coin perdu de l’Idaho de… les laisser mener l’enquête !

Heureusement, Jess Rawlins, un rancher au bord de la faillite, recueille les deux enfants et, après pas mal d’hésitations, décide de croire ce qu’ils lui disent avoir vu et de les protéger au péril de sa vie.

Enfin un bon polar dans la sélection Elle. Je l'ai dévoré en quelques heures. L'intrigue, le rythme, l'écriture... tout y est. Le déroulement de l'histoire et le suspens sont parfaitement maîtrisés au détriment du lecteur qui ne peut que tourner frénétiquement les pages. 
Mais, car il y a un "mais", l'histoire manque un peu d'originalité. L'intrigue aurait pu être creusée un peu plus.
Donc pour résumer : c'est un très bon polar, une lecture très agréable, mais qui reste un cran en-dessous du fameux "Zulu" de Caryl Ferey. 

Meurtres en bleu marine aux Editions SEUIL Policier, 380 pages, 22 €

Sélection Mars 2009, Prix des lectrices Elle

La nouvelle sélection vient d'arriver. Et, elle a l'air pas mal du tout....

Dans la catégorie Roman :


"C'était notre terre" de Mathieu Belezi

Le domaine de Montaigne, quelque part dans le Dahra berbère, propriété depuis plus d'un siècle des Saint-André. Une terre que cette famille de colons a faite sienne.
Tout au long de ce roman choral entêtant, six personnages issus peu ou prou du domaine s'entremêlent leurs voix, tissant ainsi la trame complexe d'une page douloureuse de l'histoire de l'Algérie. Tout à tour conquérantes, désespérées, implorantes, le plus souvent discordantes, elles s'interpellent et se répondent pour composer le chant funèbre de l'Algérie coloniale, celui des vainqueurs comme des vaincus, unis désormais dans la souffrance d'un déracinement insurmontable.
L'écriture livre et singulière de Mathieu Belezi, le souffle et le rythme incantatoire de ce roman en font une œuvre unique qui interroge les paradoxes de l'identité et de l'appropriation.

"Séraphine" de Françoise Cloarec


Elle porte un prénom d’ange, chantant, ardent. Pourtant, le destin qui attend Séraphine Louis, née dans une famille pauvre de l’Oise à l’automne 1864, est des plus terre-à-terre. Orpheline, Séraphine entame une vie de domestique, comme celle de Félicie, l’héroïne d’Un cœur simple de Flaubert. De cette terne réalité, il s’agit de s’évader. Séraphine communie avec la nature, Séraphine rêve, Séraphine prie. Et un jour, cédant à un ordre impérieux de la Vierge, Séraphine peint. L’exaltée de Senlis est moquée pour ses toiles chatoyantes où les arbres, les fruits et les fleurs deviennent sensuels ou inquiétants. Mais le jour où un collectionneur parisien, Wilhelm Uhde, découvreur de Picasso, de Braque et du Douanier Rousseau, croise la route de la talentueuse femme de ménage, il l’infléchit singulièrement… Françoise Cloarec nous conte l’incroyable histoire vraie de Séraphine de Senlis, glissant doucement de la misère à la gloire, de l’originalité à la folie.

Dans la catégorie Documentaire :

Moi, Sampat Pal, chef de gang en sari rose.

« Sampat Pal peut nous aider »… Dans les hautes montagnes et les champs inondés de l’Uttar Pradesh, une des plus miséreuses régions de l’Inde, la rumeur court : une femme s’est levée, seule, face à la loi du plus fort. Elle se nomme Sampat Pal, et elle rétablit la justice, à coups de bâton s’il le faut, pour les épouses battues, les pauvres spoliés de leurs biens, les intouchables maltraités par les brahmanes. Comment cette petite fille, issue de la modeste caste des Gadarias, les gardiens de troupeaux, est-elle devenue une telle combattante ? Une rebelle de la justice ?

C’est son histoire qu’elle raconte ici. Enfant, elle a appris à lire cachée derrière un pilier de l’école inaccessible aux pauvres. Mariée à douze ans, elle s’est d’abord défendue elle-même contre l’injustice de sa belle-famille, puis elle a défendu un voisin, l’amie d’une amie… Mais il est dangereux de défier les puissants : des dadas, des tueurs à gages, ont été payés pour la tuer. Avec ses enfants, Sampat Pal a dû tout quitter, sa maison, son village. Elle a alors compris quelque chose : toute seule, elle ne pourrait pas lutter longtemps. Mais si d’autres femmes se joignaient à elle, cinq, dix, cent… alors elle pourrait vraiment aider les gens.

Aujourd’hui, son Gulabi Gang réunit trois mille femmes vêtues de saris roses et armées de longs bâtons. Véritable héroïne, Sampat Pal a changé la vie de centaines de personnes autour d’elle, et son combat ne fait que commencer.

Dans la catégorie Polar :

"Meurtres en bleu marine" de C.J Box


S’ils n’étaient pas allés à la pêche en ce début de printemps, Annie Taylor, douze ans, et son frère cadet, William, n’auraient pas dû fuir à toutes jambes après avoir vu trois hommes en exécuter un quatrième. Et leur mère, Monica, ne mourrait pas d’inquiétude en ne les voyant pas revenir. Plus grave encore, les assassins, d’anciens flics de Los Angeles à la retraite, ne pourraient pas persuader le shérif de ce coin perdu de l’Idaho de… les laisser mener l’enquête !

Heureusement, Jess Rawlins, un rancher au bord de la faillite, recueille les deux enfants et, après pas mal d’hésitations, décide de croire ce qu’ils lui disent avoir vu et de les protéger au péril de sa vie.

Rêves brisés par le manque d’argent, mais aussi courage et droiture d’individus qui savent dominer leur peur quand il faut défendre des innocents, Meurtres en bleu marine nous fait découvrir un monde en proie à un conflit entre des flics pourris et un cowboy intègre.

L'empreinte de l'ange, Nancy Huston


La jeune Saffie arrive à Paris au printemps 1957. Cette allemande rencontre Raphaël Lepage, flûtiste de renommée internationale. Profondément épris dès les premiers instants, Raphaël n'arrive pourtant pas à percer le mystère qui entoure sa bien aimée. Obsédé par l'idée de la rendre heureuse et de découvrir son secret, il la demande en mariage. Mais Saffie, qui devient épouse puis rapidement mère, ne montre toujours aucune émotion. Jusqu'au jour où elle fait la connaissance Andràs, luthier juif hongrois. Rencontre inattendue, qui bouleverse sa vie : elle s'ouvre à cet homme, ainsi qu'à l'amour. Ensemble, ils vont devoir faire face à leur passé douloureux, pour enfin pouvoir envisager un avenir.

Dès les premières lignes, le livre est troublant, tout autant que la rencontre entre Saffie et Raphaël Lepage. Les phrases vous happent. La curiosité est titillée. On a envie de comprendre, de saisir Saffie si étrangement froide avec son mari.
Et ensuite l'auteur nous embarque dans cette superbe histoire d'amour entre Saffie et Andras, un juif hongrois. Une histoire peu probable au lendemain de la seconde guerre mondiale. Le texte est superbe, très voluptueux, intime. A lire!

L'avenir de l'eau, Erik Orsenna




E
n refermant L’avenir de l’eau, vous ne verrez plus votre robinet de la même manière.

Après Le voyage au pays du coton, Erik Orsenna décide de s’intéresser à l’eau. Ne croyez pas que vous allez ouvrir un livre académique. L’objet est plus fin, plus subtile.
Il veut comprendre l’eau, la raconter, l’observer. Pour cela, il a parcouru le monde entier. Elle est trop souvent trop abondante (les inondations) ou trop rare (la sècheresse). Elle tue même (le choléra). Des banalités ? Certes…Mais quand on regarde les chiffres, ces « banalités » affolent : 2.6 milliards d’êtres humains vivent sans système d’évacuation des eaux usées. 25 000 êtres humains meurent chaque jour faute d’eau, dont la moitié sont des enfants.

Au cours de ses voyages, au gré de ses rencontres avec les politiciens, les industriels et les autochtones, Erik Orsenna décrit cette bataille de l’eau avec ses mots de néophyte. Et comme il est un incroyable conteur, jamais moralisateur, les pages se lisent avec enthousiasme. Le message passe doucement mais surement. Qu’est ce qu’une goutte d’eau ? Le cycle de l’eau ? Pourquoi des barrages ? Pourquoi les moussons ? Le choléra ? Gestion publique ou privée de l’eau ? Quelle eau pour demain ?

L’eau est un bien précieux. La pierre angulaire de l’existence. Une évidence trop souvent oubliée par les hommes qui comme nous n’ont qu’à tourner un robinet pour boire, sans risque qui plus est. On se paie le luxe à Las Vegas d’utiliser 1 000 litres par habitant quand en Namibie il ne tombe que 20 millimètres par an…Les inégalités ne feront que grandir avec le réchauffement climatique. A l’Homme dès aujourd’hui de trouver des solutions adaptées à chaque pays, chaque régions. Car, l’eau est une histoire locale. Elle est plurielle. L’avenir de l’eau est une multitude de combats locaux pour une survie mondiale, peut être.

J’ai tout de même un gros reproche à faire à Mr Orsenna : celui de ne pas suffisamment taper du poing sur la table, de ne pas ouvertement donné son avis. Il se retranche trop souvent derrière des constats sans accuser. L’exemple concernant l’agriculture française est frappant…Sinon ce précis de mondialisation est un véritable plaisir de lecture.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Fayard pour ce livre.


L'avenir de l'eau aux Editions Fayard, 400 pages, 22€

Lans en Vercors, Plateau des Ramées.



C'était le week-end dernier. Un décor magnifique loin de l'agitation parisiennne.


Quatrième de couverture : Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l’écroulement de votre bibliothèque ? L’accumulation de livres ne met-elle pas en danger l’existence même de votre famille ? Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon un autre critère de vous seul connu ? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs irrémédiablement brouillés dans la vie ? Autant de graves questions se posant à cette espèce en voie de disparition : les bibliomanes, qui, outre la passion de posséder les livres, ont celle de les lire. Les bibliothèques sont des êtres vivants à l’image de notre complexité intérieure. Elles finissent par composer un labyrinthe dont pour notre plus grand, et dangereux, plaisir nous pouvons très bien ne plus sortir. Dans ce petit traité sur l’art de vivre avec trop de livres apparaissent, parmi nombre d’autres, Pessoa tentant de devenir bibliothécaire, Matisse postulant au poste de « contrôleur du droit des pauvres » ou encore le capitaine Achab et le mystère de sa jambe abandonnée à Moby Dick. En fait, ces milliers de pages qui occupent nos étagères sont peuplées de fantômes bien vivants qui, une fois rencontrés, ne nous quittent plus.

Jacques Bonnet possesseur de "plusieurs dizaines de milliers de livres" propose là un petit livre rempli d'anecdotes, de citations. Il propose des méthodes de classement, de rangement de tous ces livres dont vous ne pouvez vous débarrasser. Ainsi, on apprend que certains se limitent à 100 livres. Ou bien encore que d'autres se restreignent à un seul genre. Choix cornéliens...
Mais au délà de ces anecdotes, cet ouvrage se rapproche trop d'une (très) longue énumération de titres qui devient vite lassante. La quatrième de couverture n'est pas du tout à l'image du livre. J'attendais autre chose. Une grosse deception pour moi.

Des bibliothèques pleines de fantômes aux Editions Denoël, 140 pages, 12€

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