Sélection Mars 2009 Prix des lectrices Elle

Dans la catégorie Roman :

"Le pont des soupirs" de Richard Russo

Louis C. Lynch, dit Lucy, a toujours vécu à Thomaston, une petite bourgade proche de New York. D'un père optimiste et d'une mère tyrannique, il a hérité un «empire» de petits commerces, qu'il s'apprête à léguer à son fils unique.

Tandis que sa femme Sarah prépare leur premier vrai voyage, un séjour à Venise où ils espèrent retrouver leur plus vieil ami, Bobby Marconi, devenu un peintre de renom, Lucy met la dernière touche à l'histoire de sa vie. Une existence marquée par un drame d'enfance qui le hante encore.

Poids des origines, violence des désirs inassouvis, frustrations du couple, turpitudes de la vie provinciale, tels sont les thèmes qu'explore Richard Russo dans cet ample roman, où se rejoignent l'intime et l'universel.



Dans la catégorie Récit :

"Sans blessures apparentes" de Jean-Paul Mari

Je suis grand reporter. trente ans que je couvre les guerres du monde. Au début, je ne savais pas ce qui m'attendait. Massacres, charniers, tortures et viols...J'ai plongé dans la nuit. Très vite j'ai remarqué ces hommes que la guerre a rendus fous : héros terrorisé par ses cauchemars, ancien commando soudain muet ou vétéran qui se tire une balle dans le bouche.
Ce mal, étrange, est aussi répandu que tabou. Rwanda, Bosnie, Irak, Algérie, Vietnam, Liban...De partout, des hommes reviennent brisés. Depuis ce jour où ils ont rencontré la mort, dans la gueule d'un fusil, le regard d'un ennemi ou les yeux d'un ami.
A Bagdad, mon hôtel a reçu un obus. j'ai vu un confrère couché sur la moquette. A la place du ventre, il y avait une tâche blanche et nacrée. Alors j'ai commencé une enquête qui m'a mené dans plusieurs pays. J'ai interrogé les combattants et les psychiatres, fouillé les livres, la peinture et les films, l'ethnologie et la mythologie. une chose est sûre : si on affronte pas la douleur de la guerre, elle nous tue. Il faut plonger en nous-mêmes et se reconstruire pour trouver la guérison. Oui, on peut en mourir, survivre et revivre. Et ce mal ne nous parle que de vie et d'humanité.
Ceci est ma plus grande enquête.

Dans la catégorie Polar :

"La fille de Carnegie" de Stéphane Michaka


Robert Tourneur, lieutenant à la brigade des homicides de Manhattan nord, cherche tous les prétextes pour ne pas rentrer chez lui. Cette nuit-là, il a une bonne raison de faire des heures supplémentaires : depuis 22h16, la confusion règne au Metropolitan Opera. Un homme est tombé d'une loge en pleine représentation de La Flûte Enchantée. Sur sa poitrine, trois trous laissés par des balles de 9 mm. Nul ne sait ce qu'il faisait dans cette loge réservée à la riche héritière Sondra Carnegie, l'une des critiques d'opéra les plus en vue du milieu. Sondra semble s'être volatilisée. En revanche, on appréhende un suspect hirsute nommé Lagana. Quand ce dernier arrvie devant Tourneur pour être interrogé, le lieutenant le reconnait aussitôt : c'est un ancien collègue qu'il a mille raisons de détester.
Commence alors une longue nuit de garde à vue, qui plonge les deux hommes au coeur d'une trouble histoire de meurtre, de fantasmes, de jalousie et de manipulation.

2 commentaires:

Karine :) a dit…

J'ai beaucoup aimé "Le pont des soupirs" et le polar me tente beaucoup!

Anna Blume a dit…

@Karine : je n'ai accroché ni à l'un ni à l'autre mais c'est surement parce que c'est la fin du prix.

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