
La nouvelle sélection vient d'arriver. A ma grande joie, on y trouve "
Les déferlantes" de Claudie Gallay. Une de mes plus belles lectures ces derniers mois (le billet est
ici). Cela va me laisser un peu de temps pour piocher quelques titres dans ma PAL qui monte, monte, monte....
Dans la catégorie Roman :
Les Déferlantes de Claudie Gallay
La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout de monde en point du Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par le centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Come Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien du phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. l'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à faire.
Dans la catégorie Récit :
L'ange de Grozny de Asne Seierstad

Asne Seierstad a commencé sa carrière comme correspondante à Moscou, en couvrant le conflit tchétchène. Elle y est retournée dix ans plus tard et s’est rendu compte qu’en dépit du désintérêt de l’opinion publique, la tragédie continuait. Une tragédie qui a tué entre 10 et 15 pour cent de la population et qui a laissé dans son sillage une société défigurée et un prix à payer particulièrement lourd pour ses enfants.
L’auteur mêle ici la violente histoire du Caucase et la lutte menée par les militants pour la liberté au récit des voyages qu’elle a entrepris dans le plus grand secret ces deux dernières années. Une exploration unique de ce qu’est la vie dans une des régions les plus dangereuses et les plus politisées au monde.
« J’avais une vingtaine d’années lorsque j’ai couvert la guerre en Tchétchénie, en 1995 et 1996, et encore aujourd’hui, je l’ai dans la peau. Pour la première fois, je rencontrais la mort et je comprenais ce que signifiaient la peur, la souffrance. […] Il y a deux ans, je me suis dit qu’il était temps d’y retourner. Revenir en Tchétchénie après une dizaine d’années d’absence fut une expérience éprouvante. Etre témoin de ce que la guerre a infligé à la population, rencontrer des enfants qui ont perdu leurs parents, des parents qui ont perdu leurs enfants, voir à quel point la société avait été brutalisée. J’ai rencontré un garçon qui vit dans les ruines ; il m’a raconté pourquoi il ne pouvait contrôler la violence de ses émotions : “Je suis mauvais, tout en moi est mauvais. Je n’ai qu’une envie : tuer et détruire. […]” Dans mon livre, je ne dénombre pas les victimes car il est impossible de dénombrer les cœurs endurcis, les enfances brisées. Je ne compte pas, je raconte. » Asne Seierstad.
Dans la catégorie Polar :
Dope de Sara Gran

Joey devrait être morte. D’une overdose. D’une balle tirée par un flic. D’un rencontre sordide. Pourtant elle s’en est tirée. Aujourd’hui, elle essaie tant bien que mal de refaire sa vie. Aussi, saute-t-elle sur l’occasion lorsqu’un couple fortuné de Long Island lui propose de retrouver leur fille Nadine, jeune étudiante disparue après avoir sombré dans la drogue. La police a cessé les recherches, les détectives ont échoué. Joey, dont l’itinéraire est semblable à celui de leur fille, est leur dernier espoir. Voici donc Joey de retour sur les lieux de sa déchéance, dans les bas-fonds de Manhattan, parmi les junkies, les dealers, les prostituées et les bars de nuit, un monde qu’elle croyait avoir définitivement laissé derrière elle. Plus encore que ses anciennes fréquentations, c’est son propre passé qu’elle devra affronter pour retrouver Nadine. Et elle n’est pas au bout de ses surprises.