Celle qui plante les arbres, Wangari Maathai


Elle est a reçu le Prix Nobel de la paix en 2004 pour "sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix". Un sacré bout de femme qui n'aurait pas mérité moins. Je viens de terminer le livre et je suis juste complètement admirative et subjuguée par la vie de cette femme. Avec des idées simples, et peu de financement, elle a livré bataille toute sa vie durant pour son pays, le Kenya. Rien ne l'a arrêtée : ni les séjours en prison, ni les menaces physiques des pouvoirs politiques en place.

 Son combat? La lutte contre la déforestation massive du Kenya qui dérègle l'écoulement des pluies, décime les surfaces cultivables et donc affame les populations. Elle décide de mener son combat en s'appuyant sur les femmes kenyanes. Elle leur apprend à cultiver et planter des arbres, et n'importe lesquels : juste des espèces indigènes dans un souci de respect de l'écosystème 
Bien évidemment, un tel combat a fortement dérangé le régime en place pollué par l'affairisme des dirigeants, qui voyait tout cela d'un très mauvais oeil.

Militante née, fortement influencée au cours de ses études aux Etats-Unis par les idées de Martin Luther King, elle lutte aussi avec acharnement pour faire reconnaître son statut de femme divorcée et de femme (hautement) diplômée dans un pays qui n'accorde que le pouvoir et le statut social aux hommes.
Trente ans après le début de la création du Mouvement de la Ceinture Verte, plus de 30 millions d'arbres ont été plantés. La structure politique du Kenya a renoué avec la démocratie.

"Celle qui plante les arbres" est une grande leçon de choses. Jamais larmoyante ni misérabiliste. Juste de la combativité et de courage. Une lecture qui ne peut pas laisser indifférent. Et comment résister à un tel sourire???  



Celle qui plante les arbres aux éditions Héloïse d'Ormesson, 380 pages, 23€.



Entre le Mexique et le Texas, au cours d'une chasse au chevreuil, Moss tombe sur un carnage qui semble être le résultat d'un règlement de compte entre trafiquants d'héroïne. Scène presque banale quand on habite près de cette frontière. Moins banal : la mallette contenant deux millions de dollars dans une camionnette. La tentations est grande. Il n'y résiste pas... 

Commence alors pour lui et sa femme une sanglante cavale dans le sud du pays, de villes-fantômes en motels miteux, avec à leurs  trousses deux hommes prêts à tout pour récupérer leur bien. 

A mi-chemin entre un western du 21ème siècle et un sombre road-movie, ce roman particulièrement noir trace le portrait d'une Amérique en proie à une guerre moderne, celle de la drogue. De routes désertes en paysages lunaires, sous un soleil écrasant, ou par des nuits anormalement silencieuses, Cormac McCarthy, avec tout le talent qu'on lui connaît, crispe et angoisse le lecteur de la première à la dernière page, je vous le garantis... 

Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme chez Points P1829, 298 pages, 7€

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