Ce livre est très bonne surprise. Une de ces surprises que j'aimerais avoir plus souvent. Je l'avais acheté après avoir lu "La malédiction d'Edgar" de Marc Dugain qui faisait une "légère allusion" à l'implication des Kennedy dans la mort de Marilyn Monroe. Je voulais en savoir un peu plus. 
Avec une telle quatrième de couverture, je ne pouvais pas passer à côté : "Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable  : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à se lever, de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à aimer, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau (...) On l'accusa d'avoir eu sa peau. Telle est l'histoire. Dans la lumière adoucie d'un cabinet de psychanalyse se redit la dernière séance de Marilyn."  J'ai découvert une Marilyn que je connaissais pas. Une femme maladivement timide, qui hors du champ de 
vision des cameramen ou photographes, n'était que torture et angoisse. 
Complexée et fragile, ravagée par ses abus d'alcool et de barbituriques, elle s'est complètement livrée, ou plutôt donnée, à son psychanalyste (freudien rigoriste) Ralph Greenson. Mais la relation analyste/analysé a complètement échappé le médecin. Ce roman/essai raconte ces deux histoires: celle d'un analyste trop près de sa patiente pour voir sa souffrance, et celle d'une femme qui, trop angoissée pour arriver à vivre, s'enfonce dans une analyse perdue.
Pour étayer son récit, l'auteur s'appuie sur une quantité impressionnante de documents : lettres, enregistrements, carnets de notes... qui rend cette descente aux enfers encore plus tragique tant la fin semble toute écrite dans ces morceaux du passé.
Il y est peu fait allusion aux Kennedy finalement. Quelques allusions sèment encore le trouble. L'auteur développe une autre thèse que je vous laisse découvrir par vous même...

Je le redis : l'histoire est passionnante et très émouvante. Mais aussi très dérangeante tant le portrait est acéré et cru, sans merci pour personne. On est très très loin des palliettes et des strass, du glamour légendaire d'Hollywood, mais très près de  Norma Jeane Mortenso.
 
A ne pas rater.

PS : désolée pour la présentation, mais ça bogue ! grrrrrrr

Marilyn Dernières Séances, Folio N°4663, 535 pages, 7.40€

2 commentaires:

Alice a dit…

Même s'il est impossible de lire la totalité de ton article, sache qu'il m'a semblé suffisamment intéressant pour que j'achète le livre.
Celui là je me le réserve pour mes premiers jours de vacances...
Bises

Isa a dit…

J'ai trouvé cette façon de voir Marylin très intéressante et très triste. Je ne regarde plus de la même façon, les posters la représentant.

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